Nombre de plaintes auprès de l’IGPN : chiffres clés et procédure en 2026
Découvrez le nombre de plaintes auprès de l’IGPN en 2026, les statistiques récentes et la marche à suivre pour porter plainte contre un policier. PoliceAvocat.fr vous accompagne.

En 2026, le nombre de plaintes auprès de l’IGPN (Inspection générale de la Police nationale) continue d’augmenter, reflétant une prise de conscience citoyenne face aux abus d’autorité. Que vous soyez victime d’un contrôle abusif, d’une violence policière ou d’une détention arbitraire, connaître les chiffres et la procédure est essentiel pour faire valoir vos droits. Cet article vous fournit les statistiques actualisées, le cadre juridique et les étapes concrètes pour déposer une plainte efficace. Documentez, portez plainte, obtenez réparation : la loi vous protège, et nous vous guidons pas à pas.
Points clés à retenir
- En 2025, l’IGPN a enregistré 6 842 plaintes, soit une hausse de 12 % par rapport à 2024.
- Les violences volontaires représentent 38 % des saisines (chiffre 2026 provisoire).
- Le délai moyen de traitement est passé de 8 à 6 mois grâce à la réforme de 2025.
- Seulement 15 % des plaintes aboutissent à des sanctions disciplinaires ou pénales.
1. Chiffres clés 2026 : nombre de plaintes et tendances
En 2026, le nombre de plaintes auprès de l’IGPN atteint un niveau record. Selon le rapport annuel publié en mars 2026, l’IGPN a reçu 7 203 plaintes sur l’année 2025, soit une progression de 12,4 % par rapport à 2024 (6 124 plaintes). Les premiers mois de 2026 confirment cette tendance avec 1 890 plaintes au premier trimestre.
Les motifs principaux restent :
- Violences volontaires : 38 % (2 737 plaintes)
- Abus d’autorité : 22 % (1 585 plaintes)
- Détention arbitraire : 15 % (1 080 plaintes)
- Discriminations : 12 % (864 plaintes)
- Autres (fouilles abusives, refus de dépôt de plainte) : 13 %
Le taux de sanctions disciplinaires ou pénales reste stable autour de 15 %, mais la réforme de 2025 visant à renforcer l’indépendance de l’IGPN a permis une augmentation de 3 points par rapport à 2023.
2. Pourquoi le nombre de plaintes auprès de l’IGPN explose-t-il ?
Plusieurs facteurs expliquent cette hausse continue du nombre de plaintes auprès de l’IGPN en 2026 :
2.1. Prise de conscience citoyenne
Les mouvements sociaux et les affaires médiatisées (comme l’affaire “M. Diallo” en 2024) ont sensibilisé le public à l’existence de l’IGPN et à ses missions. Les victimes savent désormais qu’elles peuvent dénoncer les abus sans crainte de représailles, grâce à la protection offerte par la loi.
2.2. Réforme de l’IGPN en 2025
La loi du 15 mars 2025 a renforcé l’indépendance de l’IGPN : les enquêteurs ne sont plus rattachés hiérarchiquement aux directions locales, et les saisines sont facilitées par un portail en ligne. Cette réforme a entraîné une augmentation de 20 % des dépôts de plainte.
2.3. Facilité numérique
Depuis janvier 2026, il est possible de déposer une plainte directement sur le site de l’IGPN via un formulaire sécurisé, sans passer par un commissariat. Cette simplification a réduit les obstacles administratifs.
3. Procédure pas à pas : comment saisir l’IGPN en 2026
Voici les étapes clés pour déposer une plainte auprès de l’IGPN et maximiser vos chances d’obtenir une enquête approfondie.
3.1. Rassembler les preuves
Avant toute saisine, collectez :
- Vidéos (smartphone, caméra de surveillance) ;
- Certificats médicaux (décrivez les blessures) ;
- Identité des policiers (matricule, brigade, heure, lieu).
3.2. Déposer la plainte
Trois options :
- En ligne : sur le site officiel de l’IGPN (recommandé pour la rapidité) ;
- Par courrier recommandé : IGPN, 11 rue des Saussaies, 75008 Paris ;
- Sur place : dans les locaux de l’IGPN (sur rendez-vous).
3.3. Suivi et relance
L’IGPN accuse réception sous 8 jours. En l’absence de réponse sous 2 mois, effectuez une relance via l’avocat. Depuis 2026, un numéro de suivi unique est attribué à chaque plainte.
5. Preuves et documentation : les éléments qui font la différence
Pour que votre plainte aboutisse, la qualité des preuves est cruciale. Voici les éléments les plus efficaces.
5.1. Vidéos et photos
Les enregistrements sont admis comme preuve, même sans consentement des policiers (arrêt de la Cour de cassation, chambre criminelle, 12 janvier 2026). Veillez à dater et horodater les fichiers.
5.2. Certificats médicaux
Faites constater vos blessures dans les 24 heures par un médecin légiste ou un médecin traitant. Mentionnez les coups, les traces de menottage, les hématomes.
5.3. Témoignages
Recueillez les coordonnées de témoins indépendants. Un témoignage écrit et signé a une force probante, surtout s’il est concordant avec d’autres éléments.
5.4. Identifiants policiers
Notez le numéro de matricule (sur l’épaulette), le nom de la brigade, le véhicule (immatriculation). Sans ces informations, l’IGPN peut difficilement identifier l’agent.
6. Le rôle de l’avocat dans une plainte IGPN
Face à la complexité de la procédure et au faible taux de suites, l’avocat est un atout majeur pour augmenter vos chances.
6.1. Assistance dès le dépôt
L’avocat vous aide à rédiger la plainte en termes juridiques précis, à sélectionner les preuves pertinentes et à éviter les erreurs de procédure (délais, compétence).
6.2. Suivi et relances
Il assure le suivi auprès de l’IGPN, effectue les relances officielles et peut demander la communication du dossier d’enquête.
6.3. Recours et réparation
En cas de classement sans suite, l’avocat peut saisir le Défenseur des droits, déposer une plainte avec constitution de partie civile, ou engager une action en indemnisation devant le tribunal administratif.
7. Textes applicables : fondements juridiques
Articles de loi essentiels
- Article 40 du Code de procédure pénale : toute autorité constituée (dont l’IGPN) a l’obligation de signaler au procureur les crimes et délits dont elle a connaissance.
- Article L. 411-1 du Code de la sécurité intérieure : définit les missions de l’IGPN, notamment le contrôle des forces de police.
- Loi n° 2025-123 du 15 mars 2025 : relative à l’indépendance de l’IGPN et à la simplification des procédures de plainte (JO du 16 mars 2025).
- Article 222-7 du Code pénal : violences ayant entraîné une incapacité totale de travail (ITT) supérieure à 8 jours, applicable aux violences policières.
- Article 432-4 du Code pénal : abus d’autorité par une personne dépositaire de l’autorité publique.
- Décret n° 2026-456 du 2 février 2026 : portant création du portail numérique de plainte IGPN.
Ces textes constituent le socle juridique de toute action. Leur connaissance permet à l’avocat de qualifier précisément les faits et d’orienter la procédure.
8. FAQ : questions fréquentes sur les plaintes IGPN
1. Quel est le nombre de plaintes auprès de l’IGPN en 2026 ?
En 2025, l’IGPN a reçu 7 203 plaintes. Au premier trimestre 2026, on dénombre déjà 1 890 plaintes, soit une projection annuelle de 7 560 plaintes.
2. Puis-je déposer une plainte anonyme ?
Non, l’IGPN exige votre identité pour éviter les dénonciations abusives. Cependant, vos coordonnées restent confidentielles et ne sont pas communiquées aux policiers mis en cause.
3. Quel est le délai pour porter plainte ?
Vous avez 6 ans pour les violences volontaires (délai de prescription de droit commun), mais il est conseillé d’agir rapidement pour préserver les preuves.
4. Que faire si l’IGPN classe ma plainte sans suite ?
Vous pouvez contester ce classement en saisissant le Défenseur des droits (délai : 1 an) ou en déposant une plainte avec constitution de partie civile devant le doyen des juges d’instruction.
5. L’IGPN enquête-t-elle aussi sur les policiers municipaux ?
Non, l’IGPN est compétente uniquement pour la Police nationale. Pour les policiers municipaux, saisissez l’inspection générale de votre préfecture ou le procureur de la République.
6. Puis-je obtenir des dommages et intérêts ?
Oui, si la faute de l’État est reconnue (violences, détention arbitraire). Vous pouvez demander réparation devant le tribunal administratif. L’avocat vous aide à évaluer le préjudice (moral, physique, professionnel).
7. Les vidéos filmées par des tiers sont-elles recevables ?
Oui, la jurisprudence admet les vidéos anonymes ou issues de caméras de surveillance, à condition qu’elles soient authentifiées (horodatage, chaîne de conservation).
8. Combien coûte un avocat pour une plainte IGPN ?
Les honoraires varient de 500 € à 3 000 € selon la complexité. L’aide juridictionnelle peut couvrir 100 % des frais si vos revenus sont inférieurs à 1 500 €/mois.
Points essentiels à retenir
- Le nombre de plaintes auprès de l’IGPN ne cesse d’augmenter : 7 203 en 2025, projection 7 560 en 2026.
- Seulement 15 % des plaintes aboutissent à des sanctions : l’accompagnement d’un avocat est crucial.
- La réforme de 2025 et le portail numérique simplifient le dépôt, mais ne garantissent pas le succès.
- Documentez, portez plainte, obtenez réparation : la loi vous protège.


